Bilan assez satisfaisant du secteur de l'habitat au cours du premier semestre 2009.
Si ce secteur continue à être un levier du développement économique et social et d'autre part, en revanche le marché
commence à montrer des signes d'essoufflement surtout dans le luxe. Ce marché a connu une accalmie accompagnée d'une stabilité des prix avec de légères chutes dans certaines villes, surtout Marrakech que ce soit dans le haut, moyen standing ou même l'économique. Un constat fait par les responsables du Département de l'Habitat lors d'une rencontre, présidée par Ahmed Taoufiq Hejira et consacrée à la présentation du bilan du secteur de l'habitat au 1er semestre 2009 et des priorités du second semestre. Autre fait marquant, l'offre privée a baissé dans le logement social suite à l'élimination de l'exonération fiscale (amendement de l'article 19).
A ce titre le ministre a appelé tous les intervenants dans ce créneau à se mobiliser afin de le sauver d'une mort certaine. Et pour cause, l'habitat social qui génère à lui seul 70% de la production nationale, est en panne. Des discussions avec les opérateurs privés et les départements ministériels seront programmés au cours du deuxième semestre, mais rien n'est sûr. Les promoteurs immobiliers revendiquant de nouvelles incitations fiscales devront négocier avec le Fisc qui n'est pas prêts à céder. Une affaire qui promet des rebondissements. Toutefois, nous tenons à préciser que le secteur a bénéficié entre 2002 et 2007 d'importantes incitations fiscales car le logement est une priorité gouvernementale. Une chose est sûre, l'immobilier marocain reste un marché très porteur caractérisé par l'insuffisance de l'offre et l'importance et la diversité de la demande tant interne qu'externe.
commence à montrer des signes d'essoufflement surtout dans le luxe. Ce marché a connu une accalmie accompagnée d'une stabilité des prix avec de légères chutes dans certaines villes, surtout Marrakech que ce soit dans le haut, moyen standing ou même l'économique. Un constat fait par les responsables du Département de l'Habitat lors d'une rencontre, présidée par Ahmed Taoufiq Hejira et consacrée à la présentation du bilan du secteur de l'habitat au 1er semestre 2009 et des priorités du second semestre. Autre fait marquant, l'offre privée a baissé dans le logement social suite à l'élimination de l'exonération fiscale (amendement de l'article 19).A ce titre le ministre a appelé tous les intervenants dans ce créneau à se mobiliser afin de le sauver d'une mort certaine. Et pour cause, l'habitat social qui génère à lui seul 70% de la production nationale, est en panne. Des discussions avec les opérateurs privés et les départements ministériels seront programmés au cours du deuxième semestre, mais rien n'est sûr. Les promoteurs immobiliers revendiquant de nouvelles incitations fiscales devront négocier avec le Fisc qui n'est pas prêts à céder. Une affaire qui promet des rebondissements. Toutefois, nous tenons à préciser que le secteur a bénéficié entre 2002 et 2007 d'importantes incitations fiscales car le logement est une priorité gouvernementale. Une chose est sûre, l'immobilier marocain reste un marché très porteur caractérisé par l'insuffisance de l'offre et l'importance et la diversité de la demande tant interne qu'externe.
Côté statistiques, les mises en chantier ont atteint 223.603 au premier semestre 2009 contre 165.000 à la même période de 2008 et les achèvements ont totalisé 104.219 contre 112.000. Par ailleurs, la consommation du ciment a atteint 7,53 millions de tonnes à fin juin 2009 en hausse de 0,9% comparés à la même période de 2008.
Côté financement, les crédits immobiliers ont grimpé de 21,37% à fin mai 2009, totalisant 161,25 milliards de DH contre 132,86 milliards à fin mai 2008. Sur ce total, les particuliers accaparent 68% des prêts en 2008 contre 32% pour les promoteurs. En revanche, Fogarim a connu une baisse des demandes malgré la garantie de l'Etat. Le nombre de crédits accordé, à ce titre, a dégringolé de 25,4% atteignant à peine 6.302 contre 8.448 en 2008 et 7.273 en 2007. Ceci peut s'expliquer par la rareté de l'offre dédiée au démunis ou au familles à revenus réduits (faible adhésion du privé à la construction de logement sociaux à 200.000 DH).
De son côté, le taux d'intérêt commence à augmenter, atteignant son haut niveau depuis sa baisse historique de 5,08% au 4e trimestre 2007. Il a atteint 5,75% au premier trimestre 2009.
Pour ce qui est des investissements directs étrangers en immobilier, ils ont totalisé à peine 1,69 milliard de DH en baisse de 32,9% comparés au 1er trimestre 2008 (2,53 milliards). En effet, avec le retrait de gros calibres, tels Thomas et Piron, Colony Capital, le secteur a accusé un coup dur. Coté création d'emploi, 904.000 postes ont été créés en 2008, en hausse de 7,7% comparés à 2007.
Lors de cette rencontre, le ministre a, par ailleurs, mis l'accent sur les trois principaux chantiers prioritaires de son département. Il s'agit du développement territorial, la résorption du déficit cumulé (programme Villes sans bidonvilles, programme des provinces du Sud, logements à 140.000 DH et les programmes de mise à niveau urbaine et d'intervention sur le menaçant ruine) ainsi que l'augmentation et diversification de l'offre (Villes nouvelles et nouveaux pôles urbains, programme des classes moyennes, logement en milieu rural, actions d'encadrement du secteur), sans oublier la poursuite des projets lancés par
Sa Majesté le Roi au cours de cette année.
Pour ce qui est du programme de logement à 140.000 dirhams, les six premiers mois ont été marqués par le lancement des travaux de 2.111 unités dont 976 initiés dans le cadre du partenariat public privé ainsi que par la poursuite de l'édification de 22.600 logements lancés en 2008. Signature de 25 conventions (23 GAO et 2 privés) portant sur la réalisation de 12.256 logements en milieu urbain et 827 logements en milieu rural.
Elaboration d'un référentiel de commercialisation (circulaire ministérielle).
La mise en place de villes nouvelles et de nouveaux pôles urbains avancent bien. Outre la poursuite des chantiers déjà entamés, notamment Tamansourt (1.930 ha au profit de 85.000 habitants) et Tamesna (840 ha pour 50.000 habitants) un nouveau pôle urbain a été lancé à Al Aroui (400 ha profitant à 21.000 habitants) ainsi que la ville nouvelle Chrafat à côté de Tanger (1.200 ha au profit de 40.000 habitants).
Le programme dédié à la classe moyenne a connu quelques avancées notables. Outre la mise en chantier de 20.928 unités dont 4.358 villas économiques et l'achèvement de 6.952 unités dont 872 villas économiques, le premier semestre a été marqué aussi par l'élargissement du crédit "Daman Sakan" au profit des MRE. Pour faire profiter davantage de personnes, le département de l'Habitat encourage les coopératives via l'élaboration d'un cahier de charge et l'installation des comités régionaux de soutien.
Concernant le programme « Villes sans bidonvilles», 34 villes ont été assainis à fin juin 2009. Au cours des six premiers mois de l'année en cours, 4 villes ont eu leur label, notamment El Hajeb, Nador, Chefchaouen et Bejaad et deux autres sont en instance de déclaration , en l'occurrence Tiflet et Aïn Aouda. Au total, 138.000 baraques ont été démolies dont 11.000 unités détruites durant le premier semestre 2009. un bilan modeste vu que les réalisations n'ont atteint qu'environ 21% des prévisions des plans d'actions contractualisés au titre de 2009. De plus, aucun contrat ville n'a été finalisé en 2009 alors que 19 contrats ville restent à signer.
Quant au programme des provinces du Sud, le premier semestre a été marqué par la poursuite des chantiers ouverts à fin 2008 englobant 35.000 unités dont 14.000 unités de relogement. Par ailleurs, 5.637 autres unités ont été mises en chantier dont 1.500 de relogement et 2.000 de restructuration. Cette période a également connu l'achèvement de 5.674 logements dont 3.200 unités de restructuration.
La mise à niveau urbaine n'est pas en reste. A fin juin 2009, 89.173 unités ont été mises en chantier dont 87.801 unités dédiées à la restructuration et 1.372 unités à la réhabilitation. Côté achèvement, 39.084 unités ont été finalisées dont 38.598 unités de restructuration et 486 unités de réhabilitation. Par ailleurs, le premier semestre a été marqué par la contractualisation autour de 12 programmes au profit de 8.448 ménages, d'un montant global de 490 millions de DH dont une subvention du ministère de 254 millions de DH ainsi que la mise en place d'un programme d'action relatif au projet de renouvellement urbain de Jnanates à Fès.
In fine, le logement en milieu rural a été marqué par le lancement de construction de 8.654 unités dont 6.373 unités de restructuration, 2.110 lots et 171 appartements ainsi que de l'achèvement de 5.843 unités.
Une chose est sûre, le secteur de l'habitat bouclera l'année 2009 avec de bonnes réalisations. Reste à savoir si l'année 2010 en connaîtra. D'après les pronostics, l'année prochaine sera une année difficile pour le secteur affaiblie par la baisse de production de logements sociaux à un moment où il commence à subir les répercussions de la crise économique mondiale à cause de la baisse de la demande de la part des MRE touchés directement par la crise.
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Priorités du second semestre
Côté production, le Département de l'habitat prévoit la mise en chantier de 66.000 unités et l'achèvement de 64.000 unités. Il compte également démolir 39.000 baraques et déclarer 26 villes sans bidonvilles sans oublier la dynamisation des chantiers des villes nouvelles et la création des sociétés Al Omrane Chrafat et Lakhyayta. Autre chantier important, la poursuite de la dynamique de diversification de l'offre via la mise en place de logements dédiés aux classes moyennes.
Pour booster le secteur, le ministère de l'Habitat prévoit la révision des incitations fiscales accordées pour le secteur en concertation avec le ministère de l'Economie et des Finances (préparation de la loi de Finances 2010). Une série de rencontres sont prévues au cours du second semestre. Améliorer la synergie entre les opérateurs publics et privés (PPP) et promouvoir le rôle des agences urbaines pour l'encadrement et l'accompagnement du privé sont également au menu.Le ministère vise aussi à développer le système de veille déjà mis en place et installer l'observatoire de l'immobilier. Le second semestre 2009 sera également l'occasion pour le ministère de finaliser l'étude sur le secteur immobilier résidentiel au Maroc à l'horizon 2020 et de signer les contrats-programmes Etat-secteur et Etat-Régions
Lematin.la
Pour booster le secteur, le ministère de l'Habitat prévoit la révision des incitations fiscales accordées pour le secteur en concertation avec le ministère de l'Economie et des Finances (préparation de la loi de Finances 2010). Une série de rencontres sont prévues au cours du second semestre. Améliorer la synergie entre les opérateurs publics et privés (PPP) et promouvoir le rôle des agences urbaines pour l'encadrement et l'accompagnement du privé sont également au menu.Le ministère vise aussi à développer le système de veille déjà mis en place et installer l'observatoire de l'immobilier. Le second semestre 2009 sera également l'occasion pour le ministère de finaliser l'étude sur le secteur immobilier résidentiel au Maroc à l'horizon 2020 et de signer les contrats-programmes Etat-secteur et Etat-Régions
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