Stratégie des profils chimiques Le Maroc a réalisé des «progrès satisfaisants»

Publié le par Foire2Fès

Le Maroc compte parmi les pays africains ayant réalisé des «progrès satisfaisants» en matière d'élaboration de stratégie des profils chimiques, indique un rapport d'examen africain sur les produits chimiques. 

Le Maroc a fait des progrès satisfaisants en définissant des profils chimiques nationaux et en élaborant ultérieurement leur stratégie et leur plan d'action en la matière, bien qu'il ne dispose pas encore des moyens nécessaires à leur application, souligne ce rapport qui sera présenté lors de la 6e session du Comité de la sécurité alimentaire et du développement durable (CSADD6) de la CEA qui se tiendra mardi à Addis-Abeba.

Le profil chimique permet aux pays d'identifier leurs besoins prioritaires pour l'inclusion de la gestion des produits chimiques parmi les objectifs stratégiques de protection de l'environnement et de développement durable.

Le Maroc, rappelle-t-on, a mené plusieurs actions en matière de gestion des produits chimiques notamment l'élaboration du profil chimique national, la réalisation d'un inventaire des produits chimiques dangereux détenus par les entreprises marocaines, l'inventaire des stocks, déchets et sites contaminés par les pesticides et le lancement du processus de création du centre national d'élimination des déchets spéciaux

Il s'agit également de la stratégie nationale et du plan d'action sur la gestion des produits chimiques et du lancement de deux grands programmes sur l'assainissement liquide et sur la gestion écologiquement rationnelle des déchets ménagers qui permettra de limiter les rejets de dioxines et furannes.

Selon le rapport, les industries chimiques et pétrolières représentent actuellement entre 3 à 42% du PIB des pays africains, notant que l'industrie chimique ne constitue qu'une part relativement limitée du PIB de la plupart des pays africains.

Le document insiste sur la nécessité pour les pays africains d'augmenter l'utilisation des produits chimiques dans plusieurs domaines vitaux.

Du fait de l'accroissement de sa population, il importe au plus haut point que l'Afrique veille et veillera dans un futur proche à accroître sa production agricole et à s'industrialiser davantage.

Cette tendance ne fera sans doute qu'augmenter l'utilisation des produits chimiques, en particulier les engrais et les pesticides dans le secteur agricole.

De même, le Continent est exposé aux maladies transmises par des insectes, en particulier le paludisme, qui ont des effets néfastes sur la santé humaine, et aux maladies des plantes propagées également par des insectes.

Ces menaces réelles risquent de s'aggraver avec le réchauffement climatique dont les effets commencent déjà à se faire sentir sur le continent.

En conséquence, on s'attend à une augmentation de l'utilisation des produits chimiques afin de lutter contre les insectes qui transmettent des maladies aux humains, aux plantes et aux animaux.

Un autre secteur qui requiert l'utilisation fatale des produits chimiques est celui de l'eau et de l'assainissement, notamment pour le traitement du déversement de produits chimiques dans les cours d'eau.

Mettant l'accent sur les progrès réalisés par les pays africains dans la gestion des produits chimiques notamment à travers la mise en place des politiques et des institutions sectorielles pour la gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques, le rapport déplore le manque de moyens dans de nombreux pays africains en matière d'évaluation et de surveillance des risques liés au commerce des produits chimiques et des produits contenant des matières chimiques.

Les auteurs du rapport recommandent vivement d'intégrer la gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques aux politiques nationales en vue de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté, d'accélérer le rythme de la recherche-développement concernant les produits de substitution aux produits chimiques dangereux utilisés dans les pays en développement et d'adopter une approche intégrée dans la mise en oeuvre des accords multilatéraux sur l'environnement.

Il s'agit également d'investir dans les équipements et les institutions nécessaires au contrôle et à l'évaluation des principaux produits chimiques dans l'environnement et d'associer le secteur privé, la société civile, les exploitants agricoles et groupes communautaires, les institutions de recherche et d'enseignement dans la conception et l'implémentation de politiques et de stratégies de gestion des produits chimiques.

Initiée sous le thème «Production et consommation durables pour une croissance soutenue et la réduction de la pauvreté», la 6e session du Comité de la sécurité alimentaire et du développement durable (CSADD6) verra la participation d'experts de haut niveau et de décideurs politiques venant d'un panel d'acteurs du développement durable, incluant les gouvernements, le secteur privé et les organisations de la société civile, ainsi que les représentants des organisations internationales.

Les participants à cette réunion devront examiner l'application du programme de travail 2008-2009 de la CSADD et donner des orientations sur la poursuite des travaux au cours de l'exercice 2010-2011 dans le cadre du projet de budget-programme du cadre stratégique de la CEA.

Cette session, qui constituera une tribune pour les Réunions régionales d'application (RRA) de l'Afrique, examinera les progrès accomplis dans l'exécution du Programme pour la mise en œuvre approfondie de l'Agenda 21 (PMAA21) et des engagements relatifs notamment aux transports, aux produits chimiques, à la gestion des déchets et à l'extraction minière
MAP

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