Sefrou prépare son festival des cerises

Publié le par Foire2Fès

COUP d’envoi le jeudi 17 juin de la 90e édition du plus ancien des festivals au Maroc, le festival des cerises (créé enhttp://thumbs.dreamstime.com/thumb_286/12152045004R1FIW.jpg 1919). Durant quatre jours, la ville de Sefrou fêtera en beauté «le fruit des rois», sous le haut patronage de SM le Roi. La présentation de l’événement s’est déroulée, mercredi dernier, à Fès. Abdellatif Maâzouz, président du conseil municipal de Sefrou veut assurer une véritable médiatisation à la plus importante activité culturelle de cette ville.
Organisé avec le concours des associations «Sefrou Event» et «Hab Lamlouk» et l’appui de plusieurs partenaires locaux et nationaux, le festival est doté pour la première fois de son histoire d’un budget de l’ordre de 2,2 millions de DH. Le conseil municipal y participe à hauteur de 350.000 DH. Le reste est financé par le ministère de l’Intérieur, la DGCL et des sponsors.


Autre nouveauté, la manifestation est candidate à l’inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. En effet, dans le cadre de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel adoptée par la Conférence générale de l’Unesco en 2003 et ratifiée par le Maroc en 2006, le ministère de la Culture coordonne la préparation de la candidature du festival de Sefrou pour sa nomination à l’Unesco. Il a été ainsi convenu que le festival de Sefrou présente beaucoup de caractéristiques d’un patrimoine culturel immatériel qu’il faudra saisir pour présenter un dossier solide et défendable auprès des instances internationales. Pour Maâzouz, cette pertinence du dossier se justifie par l’ancienneté du festival (90e édition). «Il est enraciné en tant que doyen des festivals au Maroc». Le dossier s’appuie aussi sur la contribution du festival à la diversité des formes d’expression culturelle du pays.
A Sefrou, la communauté locale considère que le festival fait partie de son patrimoine transmis depuis trois générations. Il assure une interaction des hommes avec leur milieu naturel représenté par le cerisier. De fait, son inscription lui assurera une promotion du dialogue reflétant la diversité culturelle et témoignant de la créativité humaine. La finalisation du dossier et dépôt auprès de l’Unesco étant prévue en août prochain, le ministère de la Culture et les acteurs locaux mettent les bouchées doubles pour réussir le pari.

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