La Radeef se convertit au développement durable

Publié le par Foire2Fès

· Station d’épuration des eaux usées, dépollution industrielle,… au menu
· Investissement: 453 millions de DH en 2010
LA Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité de Fès (Radeef) a lancé, en janvier dernier, plusieurs projets en rapport avec le développement durable. Le premier, une station d’épuration des eaux usées dans laquelle l’établissement investira 700 millions de DH (cf. www.leconomiste.com). A la Régie, cette station est présentée comme une première au niveau national du fait qu’elle intègrera un procédé innovant et comportera une unité de récupération et de valorisation du biogaz. Celle-ci servira à la production de l’énergie électrique, ce qui rend le projet éligible au mécanisme de développement propre dans le cadre du protocole de Kyoto.
Selon Najib Lahlou Mimi, directeur de l’établissement, les entreprises chargées de la réalisation de la station sont en train de préparer le terrain. Les travaux devraient démarrer incessamment et devraient durer 30 mois. Rappelons qu’il s’agit d’un projet qui devait être lancé en mai 2007 après sa présentation au Souverain. A cause d’un différend avec des bailleurs de fonds étrangers (cf. www.leconomiste.com), le projet est resté en stand-by. Représentant plus de 700 millions de DH d’investissement, la réalisation de ce chantier se fera à hauteur de 400 millions grâce au prêt d’un consortium de banques marocaines regroupant BP, AWB et BMCE Bank. A noter que le remboursement de ce prêt est étalé sur une période de 15 ans avec 3 ans de délai de grâce. Le taux d’intérêt s’élève à 5,5%. Le reste, soit 300 millions de DH, est pris en charge par un autofinancement de la Régie (80 millions de DH), une subvention de l’Etat (180 millions de DH) et un emprunt du Fonds d’équipement communal (44 millions de DH). La construction de la station et de son exploitation sur 10 ans s’élèveront à plus d’un milliard de DH.
La Radeef conduit parallèlement un programme de dépollution industrielle afin d’assurer le bon fonctionnement de la future station. La ville de Fès, avec ses rejets d’eaux usées domestiques et industrielles estimés à 37 millions de m3 par an, participe à hauteur de 40% à la pollution du Sebou. A cet effet, l’épuration de ses eaux est une priorité nationale. La station utilisera un procédé qui permettra une baisse substantielle de la pollution émanant de la ville.
Par ailleurs, la Régie s’est investie dans la réalisation d’importants projets tels que l’installation de trois transformateurs de 36 MVA au niveau du poste source Fès-amont, l’extension du poste source Fès-ouest et la mise en place d’un nouveau tableau disjoncteurs 20 KV et d’un système de contrôle commande. La Régie a aussi financé la réalisation des feeders 20 KV pour renforcer la desserte en électricité des secteurs de la ville nouvelle et de la médina, l’achèvement des travaux du complexe hydraulique Al Massira et l’achèvement des travaux de captage de la source Aïn Chkef. Une convention a été conclue pour la prise en charge de la distribution d’eau potable et d’électricité ainsi que de la collecte et l’évacuation de l’assainissement liquide dans cette zone. Selon les termes de l’accord, les travaux portent dans une première phase sur le pôle urbain Fès-Saïss pour une superficie de 150 ha. La collecte et l’évacuation de l’assainissement liquide, elles, sont déjà engagées.
Sur un autre registre, le volume des investissements projetés en 2010 s’élève à 453 millions de DH. Il concerne les secteurs de l’électricité, l’eau potable et l’assainissement liquide. Celui du programme du prochain quinquennat (2010-2014) se chiffre à près de 2 milliards de DH.
Le plan d’action de 2010, à lui seul, permettra de poursuivre le renforcement et la modernisation des infrastructures des trois secteurs d’eau, d’électricité, d’assainissement liquide et des moyens de gestion. Les objectifs étant de garantir la sécurité d’approvisionnement en eau potable et en électricité. La Radeef veut également en rationnaliser l’usage et protéger l’environnement contre les rejets d’eaux usées et industrielles. Elle poursuivra aussi ses engagements en matière de généralisation des branchements d’eau, d’électricité et d’assainissement dans le cadre de l’INDH. Sur le volet clientèle, l’ouverture de nouvelles agences commerciales et la mise en place de nouveaux modes de paiement et de communication (centre d’appels, site Web interactif) sont au programme. L’accompagnement du personnel de la régie (formation et perfectionnement, communication interne) n’est pas en reste…

http://www.leconomiste.com/article.html?a=98614

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