INDH 12 MMDH pour des projets depuis 2005

Publié le par Foire2Fès

Une enveloppe budgétaire de l'ordre de 11,91 milliards de dh a été investie jusqu'au 31 décembre dernier pour la réalisation de 19.848 projets de l'initiative Nationale pour le développement Humain (INDH), lancée en 2005.

 

«Ces projets, auxquels l'INDH a contribué à hauteur de 7,1 milliards de dh, ont bénéficié à 4,86 millions de personnes», a précisé Mme El Guermai, gouverneur coordinatrice nationale de l'INDH, qui s'exprimait mercredi au Caire lors d'une rencontre initiée en célébration de la journée mondiale de la santé.

Revenant sur les actions de l'INDH dans le domaine de la santé, elle a fait savoir que 1.196 projets ont été réalisés dans ce domaine avec des investissements de l'ordre de 758 millions de DH.

Sur ces fonds, 439 millions de DH ont été assurés par l'INDH, qui a ciblé une population de 307.140 personnes, a poursuivi Mme El Guermai qui a présenté un exposé intitulé «l'INDH : l'engagement politique et le leadership au Maroc dans le domaine du développement humain (cas de la santé)».

Tout en rappelant les objectifs et l'impact de cette initiative Royale sur de larges franges de la société, elle a fait savoir que ces projets, réalisés dans le cadre d'un partenariat avec le ministère de la santé, concernent notamment le renforcement des infrastructures à travers la création de 144 centres de santé, 44 «dar Al Ommouma» et 12 maisons d'accouchements.

Concernant l'équipement, la responsable a relevé qu'il a été procédé à la réalisation de 563 projets au profit d'environ 138 milles bénéficiaires, dont 124 projets d'acquisition de matériels et appareillages médicaux, 111 pour l'achat des ambulances et 78 pour l'équipement des maisons d'accouchement.

Mme El Guermai a mis l'accent, dans ce sens, sur les campagnes de santé, les caravanes médicales et services de soins lancés à travers les différentes régions du Royaume et qui ont porté sur la distribution de médicaments, les petites chirurgies, la sensibilisation, ainsi que le renforcement des capacités des acteurs travaillant dans le domaine de la santé, notamment les accouchements traditionnels et la prise en charge des patients en situation difficile.

Mme El Guermai a, également, rappelé le lancement, en collaboration avec les acteurs de la société civile, du projet de la médecine solidaire, soulignant qu'«il s'agit d'un projet à fort impact, basé sur une démarche solidaire pérenne et régulière pour répondre aux besoins des populations défavorisées en matière de santé de proximité et réduire les inégalités d'accès aux soins dans les quartiers INDH cibles».

Elle a indiqué que ce projet, lancé au niveau de la région du Grand Casablanca, a été étendu aux zones abritant les facultés de médecine et de pharmacie, de médecine dentaire et de sciences sociales en l'occurrence les régions de Fès-Boulemane et Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs.

Mme El Guermai a expliqué que la médecine solidaire est un projet qui a été intégré dans le cursus de formation universitaire à travers des stages dans les centres de santé et les dispensaires de quartiers et le contact direct à domicile avec la population des quartiers cibles de l'INDH.

Tout en mettant l'accent sur l'importance de la promotion du leadership, Mme El Guermai a relevé que cette action porte sur l'élargissement des champs d'expression des besoins exprimés par la population, le renforcement de l'action de l'Etat et des collectivités locales, la mobilisation de financements extérieurs additionnels, ainsi que la transparence. Il s'agit également de la mise en synergie et en convergence, au moins au niveau des territoires cibles, des programmes sectoriels et des collectivités locales et en partenariat avec le tissu associatif et les services déconcentrés, a-t-elle dit.

La responsable a rappelé les efforts menés pour permettre une implication concrète des élus dans les réseaux INDH de gouvernance en favorisant leur intervention dans la production des politiques sociales locales et en développant leur capacité à agir et à coordonner les actions locales et non seulement à gérer les ressources publiques locales.

«Au sein des réseaux INDH, les élus ne sont plus uniquement des leaders politiques mais ils ont l'obligation d'être acteurs-suiveurs des projets publics», a souligné la coordinatrice nationale, qui a fait état d'une réduction de 41% du taux de pauvreté au niveau des zones cibles par l'initiative.

 

MAP

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