Forum UPM Une troisième édition en juin

Publié le par Foire2Fès

· Elle aura lieu à Fès

· Relever les enjeux et défis de l’éducation et la culture: l’objectif




APRES le succès qu’a connu le Forum de Fès sur l’Union pour la Méditerranée (UPM) lors des deux premières éditions, les organisateurs reviennent à la charge. Ils ont concocté un riche programme de débat et de réflexion pour sa nouvelle version, prévue du 2 au 4 juin prochain. Le thème de ce nouveau forum est «L’UPM face aux enjeux et défis de l’éducation et la culture».
Trois jours durant, plus de 400 personnalités et experts des deux rives de la Méditerranée se réuniront dans la capitale spirituelle pour tenter de relancer le projet Sarkozy. Organisé par le Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales (Cmiesi), la fondation Esprit de Fès, la ville de Fès, en collaboration avec plusieurs partenaires marocains et étrangers, ce congrès, dans sa troisième édition, connaît la participation de plusieurs pays et de très grandes personnalités (ministres, hommes politiques, grands décideurs, universitaires, représentants de la société civile, etc.). Le but étant d’aboutir à une meilleure réflexion sur l’espace méditerranéen.
«Cette troisième édition se veut une tribune ouverte pour débattre des moyens susceptibles d’assurer un développement durable et soutenu de l’espace méditerranéen dans le cadre de l’UPM», indique Abdelhaq Azzouzi, président du CMIESI. Et d’ajouter que l’éducation est la plaque tournante du développement. «Prise au sens le plus large, celle-ci constitue l’un des leviers les plus importants et les plus durables pour une meilleure compréhension de l’autre et pour l’établissement d’un cadre relationnel international pacifique aux plans régional et universel». Mais que peut faire l’UPM? Quels sont les enjeux de la culture et l’éducation dans le processus de construction de l’UPM? La question culturelle, pierre d’achoppement ou atout de la construction euro-méditerranéenne? La culture dans le processus euro-méditerranéen, quel legs? Pour quel bilan? L’éducation dans les pays arabes aujourd’hui: quel état des lieux? C’est pour répondre à ces questions et à bien d’autres que les organisateurs réunissent, à nouveau, un parterre de hauts fonctionnaires, penseurs et autres.
Rappelons que lors des éditions précédentes, les ministres des Affaires étrangères de 43 pays avaient choisi Fès pour abriter l’Université euro-méditerranéenne. Lors de cette édition, et de l’avis de bon nombre d’observateurs, l’occasion sera opportune pour lancer le projet ainsi que celui mené par le Conseil de la ville et qui concerne la construction d’un grand complexe culturel. D’un investissement de près de 500 millions de DH, celui-ci s’étendra sur une superficie de 14 hectares. Il abritera, outre une bibliothèque de 2 millions d’ouvrages, des salles de lecture, un mégarama, un opéra, une résidence d’artistes et une tour géante. Celle-ci sera couverte de plaques d’énergie solaire qui alimenteront l’ensemble des dépendances en électricité. Que du concret pour cette 3e édition. Outre les projets, les participants débattront des problèmes, défis et contradictions que connaît le champ culturel et éducationnel tant dans les pays de la rive nord que dans ceux de la rive sud. Ils tenteront une réflexion profonde quant à leur traitement et leur solution. Pour Azzouzi, les pays de la rive sud connaissent avec une plus grande acuité des difficultés liées à l’analphabétisme, à l’inégalité des chances face au savoir, à la non-adéquation des programmes, à l’érosion généralisée du niveau des formations et à la fracture numérique.
Par ailleurs, le forum de cette année soulèvera des questions relatives à la bonne gouvernance et à la transparence de l’action publique. Il sera question également de l’implication des intellectuels et de la société civile dans la détermination et la conduite des politiques éducationnelles et culturelles, ainsi que de l’aide internationale en matière d’éducation, de transfert des technologies et de la politique des brevets.
Les intervenants devront évaluer également les recommandations de la dernière édition. Notons qu’ils avaient demandé l’ouverture des frontières entre le Maroc et l’Algérie qui constituent un bloc essentiel dans l’échiquier du processus méditerranéen, en vue de donner aux deux peuples et aux pays du Maghreb la liberté de circulation des biens et des personnes. Mais rien n’y fait.


Une solution définitive


Bien avant le sommet Maroc-UE, qui s’est tenu récemment à Grenade (Espagne), les participants à la 2e édition du Forum de Fès sur l’UPM avaient réitéré l’appel à une solution définitive du problème israélo-palestinien. «Nous sommes convaincus que la résolution de ce problème sur la base de l’initiative arabe contribuera de manière importante à l’instauration de la paix et de la sécurité dans la région du Moyen-Orient, dans toute la Méditerranée et dans le monde, et cela, à travers la création d’un Etat palestinien indépendant, viable, sur la base des résolutions de l’Onu et sur les frontières de 1967», conclut le président du Forum.


Source:
l'économiste

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