Festival de la culture soufie Dix jours de spiritualité

Publié le par Foire2Fès

· La 4e édition du 17 au 24 avril à Fès
· Chants et réflexions au musée Batha et Medersa Bouânanya
 «La quatrième édition du Festival de Fès de la culture soufie et le forum «une âme pour la mondialisation» seront http://www.lageographie.fr/wp-content/uploads/2009/03/Festival-F%C3%A8s.jpgcette année d’une richesse particulière». Les propos sont de Faouzi Skali, président de l’événement. Evénement dont L’Economiste est partenaire et qui aura lieu du 17 au 24 avril, sous les thèmes «mystique et poésie» pour le festival et «pour une poétique de civilisation» pour le forum.
L’autre partenaire de cette édition est le Conseil de la ville. Les responsables de celui-ci soulignent que cette manifestation sera l’occasion de lancer un vaste chantier de réhabilitation sanctuaires de Fès. Le budget dédié à cette opération est de l’ordre de 10 millions de DH. Il a été voté lors de la session du Conseil du mois de février. «Nous avons décidé de prendre en charge la restauration des zaouias et autres lieux à forte valeur historique», explique Allal Amraoui, premier vice-président du maire. Selon lui, consciente de l’importance des lieux de culte et de leur valeur architecturale, la ville avait déjà mené des actions de mise en valeur.
Ainsi, du 17 au 24 avril prochain, le musée Batha et la Medersa Bouânanya de Fès s’ouvriront aux débats et aux échanges d’idées. Des penseurs de renom viendront en débattre et faire découvrir ou redécouvrir aux Marocains une culture riche en spiritualité. L’édition 2010 est focalisée sur la poésie. Aussi, toute la programmation est orientée vers cet art. Y participent côté chants, Shaykh Habboush (Turquie), Ajmer Dargah Sharif (Inde), Karima Skali et Haj Youness (Maroc)…
En tout cas, ce festival est une manne pour les professionnels du tourisme. En fait, ils avaient déjà intégré le tourisme spirituel dans leurs circuits. A commencer par le Festival des musiques sacrées devenu aujourd’hui une manifestation incontournable et célèbre de par le monde. Une autre niche est à explorer: les «Ziyarates Fès, de zaouia en zaouia». Une autre forme de tourisme spirituel qui doit être peaufinée. Les deux niches peuvent s’intégrer parfaitement dans l’esprit du Festival de la culture soufie. Festival qui est offert gratuitement au grand bonheur des fidèles du soufisme. Il peut aussi constituer un avant-goût du Festival des musiques sacrées, également fondé par Faouzi Skali. Sans oublier le Festival de la musique andalouse. Trois festivals qui peuvent être complémentaires et assurer une continuité à l’animation culturelle de la ville.    
Cependant, l’un comme l’autre, tous ces festivals ne peuvent rencontrer le succès escompté sans une bonne communication et aussi des offres promotionnelles de la part des professionnels du tourisme. En d’autres termes, les trois manifestations ne doivent pas être l’exclusivité des habitants de Fès. Bien plus, elles devront participer à maintenir le rayonnement de la ville à son plus haut niveau, non seulement chez les touristes étrangers mais également chez les nationaux. Fès n’est-elle pas la capitale spirituelle de tout le Royaume?

Youness SAAD ALAMI 
        l'economiste

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