Fès: Des projets structurants à lancer avant 2011

Publié le par foire2fes

 

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 Vidéosurveillance, complexe culturel, plage… les programmes prévus
Plus d’un milliard de DH d’investissement pour les chantiers de la ville

 

«Tous les projets votés par le Conseil de la ville sont maintenus et seront réalisés», affirme d’emblée le maire de la ville de Fès, Hamid Chabat. Et ce, lors d’une conférence de presse tenue récemment à son domicile au quartier populaire Bensouda.
Voulant marquer sa rentrée politique dans une atmosphère conviviale, le maire a souligné que l’installation d’un système de vidéosurveillance de pointe est prévue durant ce mois de septembre. En effet, quelque 265 postes de caméras multiprises seront implantés dans différents lieux publics et artères de la ville. Une enveloppe budgétaire de 20 millions de DH a été allouée à cette opération. Outre une veille en permanence, le projet permettra une intervention préventive et répressive des forces de l’ordre dans les points névralgiques. «Par l’installation d’un appareillage de contrôle, premier du genre au Maroc, la ville veut rassurer ses habitants et leur offrir un équipement de qualité, qui en quelque sorte participera à l’amélioration de leur cadre de vie», commente Chabat.
Techniquement, chaque lieu d’installation pourrait accueillir jusqu’à 4 appareils. L’objectif étant de surveiller tous les angles des avenues, rues et ruelles, de jour comme de nuit. Le Conseil a opté pour de petites machines de haute définition numérique (HDN). Outre la qualité de l’image, ces caméras peuvent conserver jusqu’à 30 jours d’archives avec la possibilité d’être télécommandées. Selon le cahier des charges relatif à ce projet, le soumissionnaire doit avoir une expérience dans le domaine de la vidéosurveillance IP, le système de stockage (de type NAS), et le mode de compression (H264 ou MxPeg). La commune exige également un planning de réalisation détaillé, composé des tâches élémentaires relatives à chaque phase et mentionnant la durée de chaque mission.
Par ailleurs, la commune financera l’aménagement d’un bureau de contrôle, situé dans la salle de trafic relevant de la préfecture de police de Fès. «Ainsi, nous continuerons d’appuyer les services sécuritaires par tous les moyens (équipements, voitures…) afin d’éradiquer la criminalité et lutter contre les phénomènes de société qui peuvent nuire au développement de notre cité millénaire», indique Chabat.

2 millions d’ouvrages pour la bibliothèque



L’autre projet d’envergure concerne la réalisation d’un grand complexe culturel. D’un investissement de près de 500 millions de DH, celui-ci s’étendra sur une superficie de 14 hectares. Il abritera, outre une bibliothèque de 2 millions d’ouvrages, des salles de lecture, un complexe cinématographique, un opéra, une résidence pour artistes et une tour géante. Celle-ci sera couverte de plaques d’énergie solaire qui alimenteront l’ensemble des dépendances en électricité. Le volet culturel comprend également la construction de l’Université euroméditerranéenne.
D’autre part, le président du Conseil communal a annoncé que le projet ambitieux de la mise en place d’une plage artificielle à Fès, sera fin prêt dans le courant des trois prochaines années. Après avoir réalisé les études pour une enveloppe de 1,5 million de DH, le Conseil étudie actuellement les plans. Mais l’on sait que le choix a été porté sur celui offrant un projet exhaustif qui jouxtera la future zone touristique de Oued Fès. La plage dont le coût de réalisation est estimé à 380 millions de DH prévoit 5 îlots. Lesquels représentent les cinq continents. Avec ses 130.000 m2 de surface aquatique, cette plage sera dotée également d’un port (marina) pouvant accueillir des jet-skis et des petits bateaux.
Reste à signaler qu’une journée d’étude dédiée au plan de développement de la ville «Boostin’ Fès» est prévue. Des experts viendront exposer l’ensemble des projets qui devront permettre le décollage de la ville.


 

Les secteurs qui fâchent

 


Le sport et le transport sont apparemment deux secteurs qui fâchent le maire Hamid Chabat. Parlant d’une mauvaise gestion au niveau du MAS, ce dernier a noté que le premier club de la ville a vu son budget battre des records (près de 30 millions de DH pour la dernière saison), alors que ses résultats restent dérisoires. Pour ce qui est du transport, la ville ne soutient plus la Régie des bus (Ratuf) qui dessert des localités ne dépendant pas du périmètre urbain.

De notre correspondant,

Youness SAAD ALAMI

   Leconomiste.Com

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