Emergence : trente cinq mille emplois créés par l’offshoring

Publié le par Foire2Fès

Plusieurs projets ont été initiés dans ce secteur et les premiers fruits sont en voie de murissement.

« Grâce au secteur de l’offshoring, 3000 emplois ont été créés en 2009, soit un taux de croissance de 7 % par rapphttp://akova.files.wordpress.com/2009/01/plein-emploi.jpgort à l’année précédente. Et le nombre des emplois créés jusqu’ici par ce secteur est de 35.000 alors qu’ici à 2015, le nombre des emplois créés devrait atteindre 100 000 ».

Les propos sont de Ahmed Reda Chami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, qui répondait à une question orale du groupe haraki ,mercredi dernier, à la Chambre des représentants.

Le responsable gouvernemental a tenu à citer devant les députés les projets qui ont été lancés pour encourager le secteur de l’offshoring. Il a rappelé à cet égard la création en 2005 du projet Casanearshore qui s’étale sur une superficie de plus de 50 hectares. «  La seconde tranche de ce projet, d’une superficie de 60 000 m2 vient d’être livrée, sachant que la première tranche qui s’étale sur 57 000 m2 a été livrée fin 2007 », a-t-il expliqué, soulignant que 35 sociétés ont conclu des contrats pour s’installer à Casanearshore. Outre ce projet d’envergure, le plus important au niveau national, le ministre a rappelé le projet réalisé à Rabat : « Rabat Technopolis » dont la première tranche ( 44 000 m2) a été déjà livrée. S’agissant des projets futurs, il a indiqué que l’Etat avait signé une convention avec l’aménageur MED-Z en vue de réaliser un projet similaire à Fès et qui portera le nom de « Fès-Shore ».

Outre le secteur de l’offshoring, l’Etat mise beaucoup, selon le ministre, sur d’autres secteurs porteurs où le Maroc dispose d’avantages compétitifs et qui permettent de créer des emplois. Il s’agit notamment de l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, le textile et l’agroalimentaire. M. Chami a rappelé dans ce registre que le Maroc a pu drainer un gros investissement, d’un montant d’1 milliard d’euros : Renault Tanger Med qui est en cours de réalisation. « Le but est de mettre sur pied un complexe industriel d’une capacité de production de 400 000 véhicules par an. A l’horizon 2015 ce projet devrait créer 72 000 emplois » Dans le domaine de l’aéronautique, plusieurs accords d’investissements ont été conclus avec des entreprises françaises comme ATCH, Zodiac et MS composites, avec à la clef, la création de 380 postes d’emploi, souligne le responsable gouvernementale devant les députés.

« En gros, ce secteur devrait créer 15 000 emplois à l’horizon 2015, outre le fait qu’il s’agit d’un secteur exportateur par excellence ». Les secteurs du cuir et du textile ne sont pas en reste, selon M. Chami, qui souligne la mise en œuvre des programmes émergence spécifiques à ces deux secteurs. « L’enjeu est de conférer une plus grande valeur ajoutée. Ces deux secteurs devraient créer 12 000 emplois directs en 2015 ».

Citant toujours les secteurs porteurs de l’industrie marocaine, M. Chami a souligné que l’électronique se caractérisait par une forte valeur ajoutée et une grande capacité à l’export. « La stratégie adoptée pour ce secteur vise la création de quatre quartiers réservés aux industries de l’électronique dans les P2I (Plates-formes industrielles intégrées) de Kénitra, de Tanger, Casablanca Nouaceur et Casablanca Zénata. 10 000 postes d’emplois devraient être créés d’ici à 2015 ». Dans l’agroalimentaire, le haut responsable a rappelé que la stratégie adoptée visait trois objectifs fondamentaux : D’abord, le développement des industries alimentaires ayant un fort potentiel à l’export (fruits, légumes, huile d’olives, plantes aromatiques et médicinales ...) à travers la mise en place d’offres sectoriels et d’un programme intégré d’appui à l’exportation.

Ensuite, la restructuration des secteurs productifs (transformation des viandes, du lait…). Et enfin, le renforcement de la compétitivité de certaines industries telles que la chocolaterie, la biscuiterie qui ont accusé un recul de leur compétitivité après l’entrée en vigueur des ALE.

Ressources humaines Selon Ahmed Reda Chami, les ressources humaines revêtent un caractère primordial dans la réussite de la stratégie industrielle. C’est la raison pour laquelle son département a établi des programmes de formation visant à doter tous les secteurs des compétences nécessaires. Dans le domaine de l’offshoring par exemple, un programme d’urgence a été lancé pour la formation de 3000 personnes en ITO au cours de la période allant de 2009-2011. Dans le domaine de l’industrie automobile, quatre centres de formation seront créés dans les villes de Tanger, Kénitra et Casablanca. Ces centres seront gérés dans le cadre d’un partenariat public-privé.

De même, un institut dédié aux métiers de l’aéronautique verra bientôt le jour à Casablanca. Il permettra de former 400 étudiants au cours de la première année de sa création, cet effectif sera porté à 800 étudiants annuellement par la suite. Le secteur de l’électronique, lui, bénéficiera d’un appui financier conséquent. Les nouvelles recrues de l’industrie électronique (aéronautique et automobile) auront droit à un soutien financier allant jusqu’à 65 mille DH chacune durant les trois premières années.

 

Par Abdelwahed Rmiche | LE MATIN

www.lematin.ma

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