Des intellectuels soulignent à Chefchaouen la richesse des relations culturelles entre le Maroc et l'Orient

Publié le par Foire2Fès

Des intellectuels et chercheurs réunis, samedi à Chefchaouen, dans le cadre d'un colloque sur les relations culturelles entre le Maroc et l'Orient ont souligné la richesse de ces liens historiques qui remontent à des siècles.

Les différents intervenants à cette rencontre, marquée par un vibrant hommage rendu au Conseiller de SM le Roi et doyen de la littérature marocaine, le Pr Abbas Jirari, ont passé en revue les multiples formes qu'ont revêtues ces relations, qui ont su résister à l'épreuve du temps et aux aléas internationaux.

Pour l'universitaire, Najat Lamrini, "les relations entre le Maroc et l'Orient ne datent pas d'hier mais remontent à des siècles", notant que des villes comme Fès, Salé, Meknès et Rabat ont constitué le point de départ et d'accueil de générations d'étudiants et de chercheurs des deux cotés.

Et d'ajouter que de grands intellectuels marocains ayant voyagé en Orient avant l'indépendance sont revenus pour contribuer à l'édification du Maroc indépendant, faisant remarquer, à cet effet, qu'"il n'était pas rare de voir des étudiantes marocaines s'inscrire dans des Universités en Orient".

Les mouvements culturels entre les deux parties ont été renforcés grâce notamment aux missions culturelles, aux Centres culturels, aux rencontres entre hommes de lettres et aux déplacements fréquents des artistes de part et d'autre, a-t-elle relevé.

Pour sa part, le professeur universitaire, Ahmed Chahlane, a mis l'accent sur la contribution des juifs dans l'établissement de passerelles entre le Maroc et l'Orient, dont le médecin, penseur et philosophe juif Ibn Maimoune.

"De par ses oeuvres, Ibn Maimoune, qui a enseigné à l'université Al Quaraouiyine à Fès, a constitué un véritable trait d'union entre le Maroc, l'Andalousie et l'Orient", a-t-il dit, ajoutant qu'une réflexion sur les grandes personnalités juives, en Andalousie notamment, permettra de jeter la lumière sur des chapitres glorieux des relations entre le Maroc et l'Orient.

De sont coté, le chercheur Mustapha Jaouhari, a souligné que les universités Al-Quaraouiyine (Fès) et Al-Azhar (Le Caire) offrent un bon exemple de la solidité des relations entre le Maroc et l'Orient dans les domaines du savoir et de la recherche, notant, à cet effet, que plusieurs Oulémas marocains et égyptiens ont pu étudier et enseigner dans les deux établissements.

Rappelant que les missions scientifiques en direction de l'Orient remontent à l'époque du règne du Sultan Mohammed IV, il a souligné que les relations entre les deux parties se renforçaient davantage au moment des crises, citant dans ce cadre la campagne de Napoléon et la guerre de 1967 pour l'Orient et la guerre du Rif et le Dahir berbère pour le Maroc.

Initié par l'association "Al Daoua Al Islamia" en collaboration avec l'association des lauréats des universités égyptiennes, de l'association marocaine des anciens étudiants marocains en Syrie et du Centre culturel égyptien à Rabat, ce colloque a été clôturé par des lectures de poésie à l'honneur du professeur Abbas Jirari.

MAP

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